Pucón & Pisco Sour

Pucón est décrit dans les guides comme le Graal des dingos de sport extrême et d’activités sportives en tout genre, soit le lieu parfait pour notre récente soif d’exercice. 

Pucón me fait penser à une station de ski super bien aménagée, avec boutiques, bars, restaurants branchouilles, où la jeunesse vient pour prendre un grand bol d’air frais. Sauf qu’au lieu d’avoir des pistes de ski aux alentours, il y a des volcans et un superbe lac avec plage de sable noir servant de spot de paddle et autres pédalos. La ville est bordée à la fois par le Lac Villacaria et au loin on peut apercevoir le dantesque Volcan du même nom.

On apprend rapidement, au vu du nombre inconsidérable de tours opérateurs dans la rue principale qu’une ascension du volcan (avec potentielle décente en luge) est possible, mais vu qu’on a mis tous les €€€€ dans la Patagonie, qu’il faut faire des choix dans la vie, on se contentera de l’admirer… sur la terrasse d’un petit bar où on s’apprête à goûter notre tout premier Pisco Sour (cocktail typiquement chilien à base de liqueur de raisin pour le Pisco, et de citron pour le Souuur) une nouvelle passion qui vient s’ajouter à notre liste. On rentre à l’auberge se faire une petite bouffe, tout en faisant la connaissance de deux couples français en vadrouille, à travers le continent pour les uns, à travers le monde pour les autres, et venus faire une petite halte ici. L’heure tourne et les paupières sont lourdes: demain Clément m’a réservé une balade de 5h comme je les aime, où ça monte apparemment en continu : Youhouuuuu, heureusement il m’a promis que la vue était folle et que cette fois on ne se perdrait pas. Je n’ai d’autre choix que d’accepter… 

 

 

Le Santuario El Cañi

Levés aux aurores pour rejoindre la balade du jour, 30 minutes de bus nous sépare du début de mon enfer/paradis… Comme Clem a promis qu’on ne se perdrait pas, j’ai promis de ne pas -trop- râler parce que « C’est duuuuuuur! ». 

Le garde forestier nous explique en espagnol le chemin à prendre à travers le Santuario El Cañi, ponctué de nombreux « Arriba! Arriba! » signifiant que la route va être pentue mais insistant aussi sur la somptuosité des paysages. Il est 9h quand notre ascension de 9km commence. Heureusement on repère vite des arbustes où grignoter des mûres rendant cette montée plus gastronomique que fatigante. On ne nous a pas menti : el Cañi c’est 400 ha d’ancestrale forêt d’araucarias, des arbres qui étaient déjà présent à l’époque des dinosaures et qui ont pu survivre dans ce climat particuliers ou soleil, lagunes, neige, animaux terrestres (toujours pas de puma à l’horizons mais certaines vaches se sont perdues au milieu de la montagne) et volatiles en tout genre flirtent les uns avec les autres. A chaque mirador, le dépliant fourni au départ nous donne une petite explication sur ce qu’on voit, pourquoi on le voit, la différence entre les mâles et femelles araucarias, la particularité de cette forêt. Bref on se couchera encore moins cons ce soir. 

Les heures passent, les kilomètres aussi mais on ne s’en rend pas compte. Le chemin est paisible, ludique ET le mirador ultime approche, il parait qu’on peut y voir 4 volcans d’un seul coup d’oeil : on court presque pour y arriver surtout que c’est la haut, au-dessus des nuages que l’on doit prendre notre pique-nique – Miam miam-. Enfin arrivés, on restera là un certains temps à contempler les 3 volcans, vu que le 4ème restera pour nous un mystère, ou une fake news du dépliant. 

Après cette longue balade, c’est détendu mais quand même déjà un peu courbaturé qu’on s’apprête à aller gouter un nouveau Pisco Sour, dans un autre bar. Ce même PS nous permettra de créer une échelle allant du meilleur au pire, le pire étant celui-ci. Heureusement la petite musique mexicaine en fond et les nachos au guacamole nous on -presque- fait oublier le goût de la mixture étrange et granuleuse (un problème de sucre certainement) qui grouille dans le fond de notre verre. 

 

 

Les Thermes Los Pozones

Le lendemain, après l’effort le réconfort. Les thermes naturelles nous ouvrent leur bassins : détente, eaux chaudes, calme, nature and serenity. 

Il y a une flopée de thermes autour de Pucón, de la plus chic à la plus cheap, mais nous on veut du simple et de l’efficace, et de préférence accessible en bus, alors naturellement on choisira celles appelés Los Pozones.

Ces thermes se situent sur le bord du Rio Liucura, même Rio où on a tenté une trempette entre 2 bassins en risquant d’y perdre un pied tellement l’eau était froide. Pas trop de monde aujourd’hui on va pouvoir profiter des bassins allant de 30° à 42°C OKLM. Pendant 3h c’est la dolce vita, les douleurs de la veille se sont déjà envolées. On passera l’aprèm à barboter d’un bassin à l’autre, le niveau de détente à ce moment précis est proche du maximum.

Le bus branlant nous ramènera au centre-ville : sur le retour on a plusieurs fois craint de tomber dans le ravin, on s’en tire heureusement sain et sauf. Tant mieux car demain de nouvelles aventures nous attendent: il est grand temps d’aller dandiner nos deux petits culs à Santiago. Let’s go bitchhhhhhhh!

 

2 Comments

  1. FORCE
    21 mai 2018
    Reply

    Bonjour Clément Pierre
    Ton père m’a donné le nom de votre site de reportage. félicitations c’est interessant et amusant. Si tu as un moment de libre, peux tu me donner le nom du logiciel que tu utilises pour faire ce document.

    Merci d’avance et surtout bonne contination dans votre voyage, profitez en bien.

    Gérard FORCE

    • 2qnuMC
      23 mai 2018
      Reply

      Salut Gérard, ravi que le blog te plaise 🙂 je l’ai fait avec WordPress, un outil qui permet de réaliser des sites assez simplement, il y a pas mal de doc sur leur site : https://wordpress.com/
      Accroche toi car meme si ca reste un moyen simple de faire un site, ca reste un peu technique mais rien d’insurmontable !
      Au plaisir

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