Ass et pêche

1393 km nous sépare de notre prochaine destination plus tropicale : Montañita. Kesako? Dans la province de Santa Elena, en Équateur, Montañita est le spot de surf le plus réputé de la région. En tant que grand rider, on ne pouvait pas louper une occasion en or de peut être croiser Kelly Slater. Bon Kelly nous a fait un faux plan, mais les vagues étaient bien là et pour avoir bu la tasse un paquet fois, on suppose que le taux de salinité de l’Océan Pacifique est beaucoup plus élevé que dans l’Atlantique (même si cette observation s’est faite à la suite d’une après midi complète à essayer de se lever sur la planche en vain, on arrivait même pas à rejoindre l’endroit où les vagues prenaient leur élan tellement elles étaient powerful).

Montañita ce n’est pas que du surf, cette petite bourgade c’est le Hossegor équatorien, une atmosphère hippie y règne, les gens sont peaces, les bars ont l’air cool et le Mojito coute 2,5$ en plus d’être bon (pince tips #leroutardseraitfier). Après les 25h de bus c’est exactement ce qu’il nous fallait. On va enfin pouvoir profiter de l’océan tant attendu. Nos maillots de bains commençaient à se sentir délaissé au fond de notre sac à dos.

Chaque chose en son temps, avant de faire le premier vrai plouf, passer par la case hostel est nécessaire. On arrive à l’accueil, toujours détente on se voit attribuer une petite chambre près de la piscine. Pas trop de monde à l’hôtel, ça devrait être calme. On nous demande 3 fois si on est sûrs de vouloir cette chambre là, ici, et maintenant. On hésite pas trop et on prend ce qu’elle nous donne, ça ne peut pas être si « bruyant » que ça finalement (la suite plus tard sur ce point).

Première étape une fois les sacs balancés dans la chambre, petit tour à la playa. L’océan pacifique est agité et comme tu peux LIMA-giner, le ciel ressemble un peu à celui qu’on avait pu retrouver dans la capital péruvienne: grisâtre. Mais la joie de pouvoir retrouver l’océan et de se dire que des baleines sont en pleine parade nuptiale à quelques nageoires d’ici nous fait oublier cette légère grisaille, et puis dans le fond l’eau n’est pas si fraîche: un orteil, un pied, une cheville, un mollet, une cuisse, quelques éclaboussures et nous vla dedans.

50 tasses plus tard, time to rest. On décide de monopoliser le billard avec quelques bières, pour la soirée, et les jours qui suivent… et puis avec la boite de nuit qui est JUSTE en face de notre chambre, on est pas couchés. Ce n’est qu’un peu plus tard, au fil des bières et des conversations avec le personnel de l’établissement qu’on apprendra que la boite de nuit en question est plutôt famous dans la région puisque tout ce petit bordel est géré de main de maître par el jefe local. Son business fonctionne plutôt bien puisqu’il se paie même le luxe de s’offrir le meilleur système son du monde, on arrive pas à dormir mais il faut avouer que le son est très précis. On a quand même tenté une entrée fracassante dans cette forteresse, mais on a vite compris que lundi soir n’était pas la soirée du siècle quand on s’est retrouvé à dix clampins en train d’essayer de mettre l’ambiance. Dommage pour ce soir, mais on s’endormira quand même tard, soundsysteeeem oblige….

Pour les quelques jours qui suivent, on a surtout voulu mettre un point d’honneur sur la détente, la plage, et pas de randonnée pour le moment. On s’est adapté au rythme des hippies dans le village des hippies, à base de fresh coconut water straight from the nut.

 

 

Montanita, c’était l’étape avant Puerto Lolo. Puerto Lopez c’est un petit village de pêcheur, beaucoup moins touché par la mondialisation que Montañita, et donc plus AUTHENTIQUE. Là-bas on a un plan plutôt précis en tête : aller à la Isla de la Plata. Comme le porte-monnaie n’est pas assez chargé pour les torrides Galapagos, on se rabat sur les « Galapagos du pauvre », qui malgré son surnom réducteur regorge de richesse endémiques. C’est entre les côtes de Puerto Lopez et la Isla de la plata, au coeur du Parc national Machalilla que les baleines s’adonnent à leur parade. C’est aussi dans ces hautes-mer que les tortues trouvent un brin de calme, là bas que les petites crabes nous montrent comment danser comme un chef et que les fameux Blue-Footed Bobby (les Fous aux pieds bleus) se reproduisent. Ces oiseaux aux palmes turquoises sont des plus cocasses, avec la démarche un peu gauche, ils perpétuent leur existence sur un sol vierge de tout amarrage humanoïde. Les équatoriens dans cette zone sont très soucieux de l’environnement, c’est bien fait et ça se ressent énormément au fil de la journée. Entre une balade et une session de snorkeling, c’est déjà l’heure de retourner sur la terre ferme.

 

 

On ne prévoyait pas de rester plus que deux nuits, mais finalement, une des plus belles plages d’Equateur se trouverait à seulement quelques trente minutes de bus et quelques (plusieurs) minutes (heures) de marche. Petit tour au marché des pêcheurs pour se sustenter ce soir. Voir tous ces poissons dans leur habitat naturel, ça ouvre l’appétit. La troisième nuit n’étant pas prévue, on se retrouve dans une autre chambre, perché dans un arbre, digne des plus romantiques nuits de noces (la robe de marié, et la gueule de bois en moins). On rencontre un couple sympathique de français qui fait le voyage dans le sens inverse, on échange des astuces pour la suite, quelques conseils pour allumer le barbecue and time to sleep.

Ni une ni deux, lessssgo le lendemain matin pour LA plage : la Playa de Los Frailes. Toujours dans le Parc National Machalila (qu’est ce qu’il est grand ce parc), on prend notre petit tuktuk équatorien jusqu’à la gare routière et 30 min de bus plus tard on arrive à l’entrée de la zone. On comprend rapidement que les quelques minutes précédemment annoncées se compteront plutôt en heure, mais pas de soucis, la grisaille est restée à Montañita le soleil brille, les oiseaux chantent, une petite marche ne nous fera pas de mal. Les différentes plages qui jonchent notre parcours du combattant jusqu’à l’objectif final sont si paradisiaques qu’on en oublie presque le cagnard omniprésent qui rend parfois les montées difficiles. Heureusement qu’on est parti tôt, 13h, enfin l’heure de poser nos deux petits culs nuls sur le sable.

Ici aussi, comme à la Isla de la Plata, les crabes nous font l’honneur de leur présence par de petits pas chassés dans le sable. A tout moment on passe de 2QNU à 2Q rouges, mais cette plage n’a pas volé sa réputation, es maravillosssssa et les crustacés oranges participent au charme du lieu. On fait les foufous dans l’eau, on fini par s’endormir sur le sable chaud. Le soleil aussi était chaud puisqu’on se réveille 2h plus tard encore plus rouge que nos camarades de plage. Il est 16h on prend le temps de rafraichir nos brulures dans l’eau, l’heure tourne et il sera temps de retourner dans notre petit nid douillet. Back to Montañita mañana.

 

 

En quête de « sandwich », c’est pour une raison bien précise que nous retournons à Montañita. Au delà du capital bobo de la ville, la rumeur court qu’ils ont de délicieux sandwichs, ça serait finalement un comble d’aller au pays du sandwich, sans au moins les goûter. Puis c’est samedi, on ne peut pas passer à côté de cette occasion en or de profiter du meilleur sound systemmmm of the world, le tout géré par un narco, YOLO!

On vous laisse pour la prochaine aventure, armés de nos sandwichs qui filent la daaaaaalle

 

Bisous écarlates

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